L’Ogresse : un conte écologique pour réfléchir, comprendre et s’engager

#Bref

  • Le thème de la surconsommation et de la survie de la Terre traité avec beaucoup de franchise et d’intelligence par Francine Pellaud (des « Atomes crochus »). Une histoire pour réfléchir et s’engager.
  • À partir de 6 ans.
  • Tout ordinateur, tablette ou téléphone compatible flash. 9,50 € (premier épisode gratuit).
  • Lire L’Ogresse sur le site de La Souris qui raconte. Télécharger le livre chez Immatériel.
  • Déclic !

 

L’Ogresse – Couverture

L’Ogresse – Couverture

 

Francine Pellaud et les Atomes crochus

Quelques mots de l’auteur d’abord, qui est loin d’être une inconnue : il s’agit en effet de Francine Pellaud, « la » Francine Pellaud des Atomes crochus, docteur en sciences de l’éducation, enseignant-chercheur à spécialiste de l’éducation au développement durable, et… auteur (entre autres livres et articles plus universitaires) de plusieurs contes scientifiques destinés à la scène.

C’est l’un de ces contes, L’Ogresse, que La Souris qui raconte a transformé en histoire numérique pour petits et grands écrans.

 

L’histoire

Il était une fois un grand pays et sa jeune princesse, Occidiane. Les fées qui se sont penchées sur son berceau lui ont fait le don de la richesse (pour qu’elle ne manque jamais de rien) et d’un climat tempéré (ni trop chaud, ni trop froid, ni trop sec, pour que les récoltes soient toujours belles).

Ça vous rappelle quelque chose ?

Dans ce pays « du Nord » (puisqu’il s’étend du pôle Nord à l’équateur), cette princesse dont le prénom résonne comme « occident » a tout ce qu’elle veut, avant même de le vouloir. Si bien que tout l’ennuie malgré l’abondance et qu’elle finit par passer son temps à manger. Ça vous rappelle quelque chose ?

L’Ogresse – Le monde d’Occidiane

L’Ogresse – Le monde d’Occidiane


Et à force de manger, Occidiane grossit. Mais pas qu’un peu : au point que son roi de père doit faire construire un nouveau « superpalais », et que la production du royaume ne suffit plus à satisfaire l’énorme appétit de la jeune princesse.

L’Ogresse – Occidiane mange

L’Ogresse – Occidiane mange


L’Ogresse – Superpalais

De vastes forêts furent coupées pour faire paître les énormes troupeaux de bœuf destinées à la fabrication des hamburgers de la princesse.

Ce sont les bonnes fées marraines qui finalement, sont les premières à réagir. Furieuses, elles décident de faire quelque chose. Mais quoi ? C’est au lecteur de prendre la décision. Que faut-il faire ? « Dire non ? » « Trouver « à qui la faute » ? » ou bien « Écouter Moussa ? » ?

 

Une histoire à jouer

L’Ogresse – Dire non

L’Ogresse – Dire non


Une fois l’introduction et le décor mis en place, le lecteur est invité à choisir le scénario qu’il souhaite explorer en priorité. Que se passe-t-il quand on cherche à savoir « à qui la faute » ? Comment peut-on « dire non » à la princesse, et que se passe-t-il quand on lui dit « non » ? Et qui est Moussa, qu’a-t-il à nous dire, à dire à Occidiane ? Comment sa parole peut-elle changer le point de vue de la princesse et la vie des habitants de la Terre ?

Conte engagé superbement écrit et magnifiquement illustré, L’Ogresse est aussi enrichi de petites interactivités. On peut donner la parole au conteur (d’un coup de fouchette), ou bien la lui couper (d’un coup de couteau). Sur chaque écran, de petites animations subtiles transforment les images, soit au clic de la souris, soit en cliquant sur les mots en orange au fil du texte. On peut ainsi soit même faire disparaître toutes les forêts de la planète et les remplacer par des élevages bovins : instructif…

L’Ogresse – Déforestation

L’Ogresse – Déforestation


Beau, drôle, grave

L’histoire, exigeante, est truffée de trouvailles excellentes. C’est beau, c’est drôle, c’est grave. On fait ici clairement le lien entre consommation de viande et déforestation par exemple, mais on explore également la vanité de la recherche de responsabilité, ou encore les raisons subtiles qui poussent ceux qui produisent à ne pas « dire non » à ceux qui consomment et exploitent. Des constats difficiles expliqués avec des mots simples, mais avec sincérité et sans chercher à minimiser dangers et responsabilités.

Au final, l’histoire en appelle à la capacité de chacun à s’approprier son destin, et à agir, pour demain et la planète. Un optimisme engagé qui a enchanté Ulysse.

L’Ogresse – Fin

 

La fiche

L’Ogresse, histoire enrichie écrite par Francine Pellaud, illustrée par Clémentine Robach, contée par Cécile Givernet, pour les enfants à partir de 6 ans. Application flash de 30 tableaux publiée le 19 janvier 2012 dans la collection « Histoires à inventer » de La Souris qui raconte. 9,50 € (premier épisode gratuit).

Lire L’Ogresse sur le site de La Souris qui raconte. Télécharger le livre chez Immatériel.

Petit bonus : découvrez les coulisses du livre sur le blog de La Souris qui raconte.

Voir aussi la bande annonce du livre sur Viméo :

Pourquoi on aime (ou pas…)

On aime : La beauté grave de cette histoire, ses illustrations douces, son optimisme engagé.

On aime moins : Rien.

L’avis d’Ulysse (9 ans) : Ulysse fait partie de ces enfants du nouveau millénaire, nés en ayant peur pour la Terre. Cette histoire lui a permis de mieux comprendre ce qui se passe au niveau de la planète, et comment l’engagement individuel peut être utile pour demain.

L’avis de Déclickids : Un conte engagé mais pas moraliste, à lire et à faire lire aux grands enfants.

 ★★★★½ 

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  1. Antiproblemus veut sauver la Terre, un livre-application drôle et sérieux à la fois | DeclicKids - 17/03/2012

    [...] d’Ulysse (9 ans) : Rappelez-vous l’avis d’Ulysse sur L’Ogresse. Enfant du 21e siècle sensible et généreux, Ulysse ne peut malheureusement pas ignorer les [...]

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